samedi 30 août 2008

Tout n'a pas été rose pendant les vacances

Non, cet été n'a pas toujours été facile.
Par exemple, j'ai trouvé ce mot glissé sous la porte de la maison à l'attention d'éventuels passants voisins bienveillants.
Et franchement, si je vous le montre, c'est vraiment pour que le monde entier se rende compte à quel point MA tâche a été rude cet été.
et à quel point ma princesse et fille ainée a dû subir de vexations *...
et puis c'est aussi un clin d'oeil pour Opio sur le niveau d'orthographe...en signalant au passage, que je n'ai apparemment pas le bonheur de sentir la framboise, moi.
Sinon, ma princesse l'aurait écrit aussi, non ?

(*Numéro 2 aussi, mais elle au moins, elle ne sait pas encore écrire...juste crier.)
La vie est trop dure.

mercredi 27 août 2008

La Belle et la Bête (de Marseille)

Marseille pour nous, ce n'est pas le vieux port couvert de touristes.
Ce n'est pas le quartier de l'Estaque ni la Corniche qui longe la mer.
Ce n'est pas non plus les rues TRES raides qui montent à Notre Dame de la Garde, avec vue panoramique sur la ville.
Ce n'est plus la rue Paradis et le Lycée Périer où l'ours de ma vie a fait les 400 coups.
Ce n'est presque pas la plage du Prado et le stade de foot.
A peine le quartier de Mazargues où on pourrait se croire au village.
Non, Marseille pour nous, c'est surtout la colline Saint Joseph.
Une colline verte, recouverte de sapins, au dessus de la ville. Un poumon vert, d'où on peut observer la navigation des bateaux quittant le port. Une vue magnifique au milieu des quelques promeneurs et de leurs chiens.
C'est que chez les grands parents, il y a Nina. une jolie petite chienne trouvée à la SPA à 4 mois et qui, quelques mois plus tard, mesurait près d'un mètre au garrot.
48 kilos d'énergie à dépenser chaque jour. C'est vous dire si la colline est parcourue chaque jour, du coté de la pente autorisée aux copains à 4 pattes.
Une sacrée bouille, ce chien là. Une bonne tête pour un gabarit hors norme.
Je l'appellerais la bête si je ne la voyais pas être d'une douceur inouïe avec ma princesse, la laissant récupérer le ballon dans sa gueule sans rien dire. et ma princesse rieuse et heureuse de retrouver cette compagne de jeu infatiguable.
et Chipounette pendant ce temps ? Elle préfère cueillir des fleurs, et monter sur la table pour expliquer à son papou qu'elle est plus grande que lui. Il a l'air sceptique, non ?
Allez, 3 jours et il est déjà temps de se quitter...
Cette fois, on rentre bien préparer la rentrée.



vendredi 22 août 2008

Des mariages, sous les étoiles, dans la nuit tunisienne

Je me demandais à quel endroit de la maison étaient destinés les chaises dorées que l'on voyait exposées au bord de la route vers Madhia.
Comme la chose m'intriguait, j'en ai pris en photo au passage, histoire de m'en souvenir et pouvoir me renseigner après.
Et puis j'ai eu la chance d'être invitée à 2 mariages, et alors j'ai vu. Ces chaises au tissu satiné et au bois doré, montés sur des piedestals brillants sont destinés à l'exposition des mariés.
C'est que le dernier soir du mariage (5 jours traditionnellement), les mariés invitent l'ensemble des personnes qu'ils connaissent à la fête de clôture qui démarre rarement avant 23 heures compte tenu du niveau de température.
Et là, dehors, au milieu d'un parterre géant de convives assis à des tables rondes, les mariés font leur entrée accompagnés de leurs parents, traversent l'ensemble de l'espace, pour monter sur ces piedestals loués pour l'occasion et s'exposent ainsi toutes la soirée, tels un roi et sa reine, auprès de leurs sujets.
C'est que durant toute la première partie de la soirée, ils ne bougent pas.
Les convivent mangent, boivent (des jus de fruits), dansent sous les baffles saturées par l'orchestre de musiciens traditionnels qui réglent le son exclusivement sur Plus-Maximum-game-over et reçoivent les personnes qui viennent les saluer en haut des marches.
Une sorte de vin d'honneur gigantesque en ordre inversé avec la réception des proches, qui se fait elle dans l'intimité de la maison familiale, quelques heures avant, autour d'un repas traditionnel qui dure l'après midi.
Et j'ai eu la chance d'assister à un très beau mariage, celui de Taya.
Ingénieurs dans la vie, son mari grenoblois et elle on choisi de faire très simple. Mariés en 2 jours - 1 en France, l'autre à Tunis.
Simple aussi, parce que Taya n'avait invité que 250 personnes (j'en avais vu plus de 1 000 à un mariage 15 jours avant), avait choisi un modèle de robe légère, et qu'elle ne s'est changée qu'une seule fois au cours de la soirée. Son passage chez l'esthéticienne s'était faite 'au dernier moment, très rapidement' selon ses proches - (comprendre que sa préparation n'avait duré que 6 heures).
Elle était simplement Magnifique.
Cette nuit là, elle était plus belle que Miss France, sans avoir été obligé de marcher en bikini, (comme m'a fait remarqué son mari).
J'étais très heureuse de la voir dans ce moment là et pour faire bonne figure, mes minettes et moi, on s'était mises aussi en frais. 30 minutes de coiffage-nattage sur mes pucinettes, 30 minutes de brushing pour moi, investissement en robes sur place et chaussures brillantes montées sur aiguilles.
j'étais au plus beau de ce que je pouvais faire, je peux vous dire. Et ben c'était à peine au niveau des genoux de la mariée.
Et puis j'ai eu mon plus grand fou-rire du mois, quand ma chipounette favorite s'est endormie délicatement telle une fleur sur sa chaise, jusqu'à ce que toute relachée, confiante en son sommeil, son visage s'écrase pour la comparer à un chameau sonné après avoir cogné contre un mur.
J'en ris encore. Attendez un peu que je la retrouve.



mardi 19 août 2008

Sur le port de Monastir...

Sur le port de pêche de Monastir, le vrai - celui où les bateaux partent pour la pêche et où on marche sur les filets qui sèchent - il y a un restaurant qui s'appelle le Pirate.
Au début on se demande pourquoi il est là - isolé au milieu des cargos et des barques, sans décor fleuri de cocotiers.
Et puis c'est qu'il a un décor plutôt kitsch a l'extérieur - une tête de mort en plâtre - le drapeau noir barré au dessus - de (vrais) vieux canons pointés sur vous à l'entrée, à coté d'un crocodile caméléon géant en acier écrasant les géraniums plantés là.
Drôle d'idée pour un drôle de décor.
Alors j'ai chargé les filles d'aller vérifier si on trouvait bien des poissons dans ce port. Elles ont vérifié et elles en ont vu plein, juste là, à coté, tous prêts à être pêchés.
ça nous a rassuré.
Parce que le Pirate est réputé comme le meilleur restaurant (de poissons) de Monastir. Et c'est vrai.
Faut dire qu'il est bien placé pas vrai ?
A l'intérieur aéré, un seul menu - toutes les spécialités tunisiennes - salade de poulpes, seiches grillés, moules, sardines frites, rougets marinés, salade de thon méchouia...avant les vrais beaux poissons servis grillés. Arrêtez là, on ne peut plus rien manger - Ah si, encore la glace au citron et les fruits de saison (allez quoi, juste un melon chacun, des prunes, du raisin et des figues...) avant le thé.
pff. Je vous dis que j'ai pas perdu un gramme pendant ces vacances ? même que...en fait...

dimanche 17 août 2008

Mais cette petite fille n'a t-elle donc pas de lit ?

Si.
Mais c'est qu'elle ne voit pas de raison de changer d'habitude - même en vacances.
Alors pour la sieste d'accord, mais seulement sur le canapé, comme à la maison. Bon. Si ça marche...
et ça marche !
Et moi qui en profite pour photographier toutes ses poses abandonnées au sommeil...
Vous noterez au passage le bronzage qui apparait progressivement au fil des images...:)
Et l'oreiller étoilé qu'on a fini par installer définitivement sur le canapé.
A part ça ? ben voilà, avec 40 degrés à l'ombre l'après midi - le programme, c'est sieste obligatoire.
Et sinon ? ben on rentre toujours pas chez nous. On profite. Vive les études :))

jeudi 7 août 2008

Sur la route

La région du Sahel Tunisien - où je passe mes plus longues vacances depuis 20 ans (merci les études :)) - est une région côtière moderne et prospère.
En ville, les boites de nuit surenchérissent sur les DJs internationaux invités, les plages sont bordées de grands complexes hôteliers, les derniers bars en vogue font 70s mais connectés en Wifi et plus personne ne possède de téléphone fixe.
Les voitures sont neuves et Renault, Peugeot et Wolkswagen se font encore la part belle parmi les immatriculations.
J'ai même vu 1 harley Davidson tunisienne.
Mais quand on veut rejoindre des petites terres de paradis comme Madhia sur la petite photo de dessus - là où la mer est encore plus verte et les poissons pêchés encore plus frais - on prend la route du sud - malgré les 39° à l'ombre - et on traverse des centaines de champs d'oliviers et de figuiers de barbarie, de jolis villages paralysés par le soleil - où le seul endroit vivable est le café de la place - à l'ombre - où tous les hommes du village passent des heures à palabrer, seuls, sans leurs femmes.
Et on croise des modes de transport hétéroclites - où les camions de marchandises croisent de vieilles mobylettes, des ânes tirant des chariots à roues de bois ou à pneus, où les taxis modernes doublent des solex, où toute une famille monte à l'arrière du camion ouvert, mères et grands mères assises, enfants debouts.
Ce sont ces transports là que j'ai eu envie de photographier,où l'ingéniosité permet d'optimiser et pallier à l'ancienneté du matériel, où il est touchant de voir un vieil homme diriger son cheval, doublé par une voiture neuve, et de constater que devant les cafés sont amassés tous les vieux vélos et Peugeot 103 usés de la ville.