Le Jubilé au Trianon
Par 2L le mardi, janvier 13 2009, 13:50 - Koakifon ? - Lien permanent
C'est une salle de théâtre parisienne typique début du dernier siècle.
Suffisamment petite pour qu'on se sente entre nous.
Mais quand même.
Remplie du sol au 1eme balcon. Chaque strapontin occupé par des fessiers plutôt larges de ceux qui ont souvent passé la soixantaine, d'un public qui sait patienter.
Un public fidèle, qui connait les textes et vient découvrir le dernier album 'Bye Mélanco', et puis quelques familles venus avec leurs enfants, comme moi j'ai emmené 'ma grande de 7 ans'.
c'était dimanche, et la dernière représentation parisienne du Jubilé d'Anne Sylvestre.
50 ans de chansons pour adultes de la créatrice des fabulettes.
74 ans de pêche totale, de poésie, de recul et d'humour.
Des chansons portraits, des chansons à texte qu'il faut bien écouter. 'Maman, j'écoute les paroles, mais je comprends pas ce qu'elles veulent dire...'
me dit ma princesse. Et puis elle reconnait une chanson que je lui ai fait lire avant - 'Roméo et Judith' - et puis elle est surprise d'entendre les gens rire à certaines rimes et puis elle observe les 3 musiciens alterner guitares, caisse et triangle, clarinette et piano. Et elle regarde les jeux de lumière qui illuminent les cheveux orange d'Anne alors que la salle est dans le noir. On applaudit en mélangeant nos mains. Elle ne s'ennuie pas.
En connivence avec le public, Anne parle de ses débuts, et puis des questions de journalistes la concernant - 'Pourquoi vous faites toujours la tête sur les pochettes ?'
et 'Pourquoi vous êtes vous fait couper les cheveux ?'
et à la question 'Êtes vous toujours féministe ?'
Anne répond drôlement 'Non, ça ne plait pas aux hommes...'
Sourire.
Figurez vous qu'elle vient de nous écrire une dédicace. A tous ceux et celles qui sont les rescapés des Fabulettes
.
Comme Jeanne Cherhal ou Aldebert. et puis tout moi.
...Moi, j'étais la dame qui chante à l'école et à la maison, quand je faisais, et ça m'enchante, partie des meubles du salon...En me glissant dans leurs oreilles, j'ai cheminé jusqu'à leurs coeurs,comme autant de petites abeilles, ont fait leur miel avec mes fleurs...Si j'ai enchanté leur enfance, la mienne était cachée dedans.
Un vrai moment de partage. Avec ma princesse on s'est faufilé vers la sortie en pleine Standing Ovation...
Ps : En ce moment autour d'Anne Sylvestre, se déroule aussi le spectacle inspiré des personnages de ses chansons - Nous sommes de celles
- à l'Essaïon Théatre, et l'exposition photos d'Anne Marie Panigada.




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