Autant le dire, le lieu est aussi vaste que décrépi, abandonné aux vents, géré par des escrocs et squatteurs de divers horizons.
Il a eu une belle vie, hébergé une biscuiterie, une marque de maroquinerie, un laboratoire pharmaceutique...beaucoup d'emplois, autant de véhicules parfois encore emprisonnés dans ses murs depuis. De ce passé, il reste aussi quelques épaves sur le parking et des traces de peinture sur les murs extérieurs à la façon 'Du bon, dubon, Dubonnet'.
Pendant ce temps, les élèves s'entassent à 40 par classe au lycée...il a donc été décidé de raser ces murs défraichis et abimés pour renouveler le quartier, le rajeunir en y construisant un nouveau lycée.
En attendant, certains artistes y ont installé leur atelier et invité leurs amis et voisins à les visiter, le temps d'un week end, de ce week end, celui de Patrimoine.
Alors j'ai dit à mes miss, c'est aussi votre patrimoine, allons y avant qu'il ne soit détruit, allons voir ce qu'on y fait.
On a parcouru les plusieurs hectares de couloirs (!), en y rencontrant -c'est sûr- un peu de scatologique, du style pompier, du racoleur. Mais pour beaucoup des œuvres majestueuses, amplifiées par la vaste surface, questionnant la société, bluffantes parfois.
On y a vu les traces de Jérôme Mesnager, rencontré une semaine avant au Musée en herbe alors qu'il montrait aux enfants comment dessiner ses bonhommes blancs, Kashink et ses personnages effet '3D', Neuneucorp en pleine action, Combo et ses photos retouchés façon cartoon, Jone et Monsieur Sable, et encore bien d'autres, qui ont minutieusement créé ces oeuvres, aussi spectaculaires qu'éphémères.
'Tiens, un caddie à la façon Arman' ais je osé lancer en l'air alors que Chipounette s'amusait à reproduire les personnages sur les murs et que Miss Leïla jugeait que 'Ce n'est vraiment pas de l'art' et 'qu'elle en avait une autre définition'. Jusqu'au moment où elle se surprit à admirer un tigre immense et coloré qui eu la grâce d'attirer son intérêt.
Ahem.
La matinée, on l'avait passé à escrimer...en vrai à l'INSEP, au milieu des lutteurs, des gymnastes, et des judokas, comme l'année dernière. En bref, une jolie journée consacrée à un patrimoine populaire et accessible, loin des institutions guindées ?!


















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